Ce projet, regroupé avec d'autres projets similaires,
est soumis au vote du Budget Participatif 2021.

Environnement
Localisation
Projet « Tout Paris »

Ensemble, installons des panneaux solaires sur les toits

Description de la proposition

Si on veut vraiment arriver aux objectifs du Plan Climat (100 % EnR en 2050, dont 20 % de production locale), il y a urgence. Le photovoltaïque (PV) est la principale possibilité dans Paris. Installons des dizaines de centrales PV sur les toits, en commençant par les bâtiments municipaux (centres sportifs, écoles et collèges, administrations...), puis sur les HLM, les bâtiments publics de l'Etat, etc. Et profitons-en pour associer les parisiens : tous producteurs d'énergie renouvelable ! Avec par exemple une coopérative, constituée de parisien.nes qui investissent avec la Ville pour construire et ensuite exploiter ces centrales solaires. En cinq ans, on peut viser de construire 200 ou 300 centrales solaires, si la Ville mobilise son patrimoine immobilier et en s'appuyant sur d'autres propriétaire publics ou para-publics. Et, sur 2,2 millions de parisen.nes, pas de problème pour en trouver quelques centaines ou milliers qui seront prêts à se lancer dans l'aventure, à côté de la Ville et du Budget Participatif, pour investir et devenir coproducteurs d'énergie renouvelable. Demain se construit aujourd'hui !

Trem a évalué son projet à 5,000,000 €

7 commentaires

Vencat

Vencat le 27/02/2021

Bonjour
Nous avons la technologie pour faire de l'énergie thermique pour utiliser sous forme de chauffage, eau chaude, air conditionné ainsi que l'électricité. Ce ne sont pas du photovoltaïque et notre stockage pour la nuit ne sont pas des batteries lithium-ion. Allez voir sur notre site www.perrymantechnologies.com
Est ce qu'on peut travailler ensemble pour faire une démonstration?
Cordialement
Shiva Vencat
0777320176
P2R

P2R le 26/02/2021

Re bonjour Fodo,

Je suis désolé que vous considériez comme du troll un argumentaire de bonne foi basé sur la littérature scientifique à ce sujet.
Pour ma part, j'ai pris la peine de passer en revue la source que vous avancez :
"Assessment of the environmental footprint of nuclear energy systems. Comparison between closed and open fuel cycles” par C. Poinssot, dont voici le lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360544214002035
Je n'ai pas compris pourquoi vous avez partagé ce doc en opposition à l'ordre de grandeur avancé par l'ADEME.
En effet, il ne contredit absolument pas le chiffre avancé de 6 gCO2e/KWh et la prise en compte de son démantèlement dans le calcul. L'objet du document parle plutôt de l'optimisation du recyclage des matières fissibles en combustibles pour réduire les déchets, ce qui n'a rien à voir.
En fait, le document valide plutôt l'ordre de grandeur, et il valide la méthodologie du calcul de fin de vie (LCA qui est un standard). Je me permets quelques citations :
[...] a global LCA of the French nuclear fuel cycle was performed as a reference model. Results were compared in terms of impact with other energy sources. It emphasized that the French nuclear energy is one of the less impacting energy, comparable with renewable energy.
[...]
Nuclear power is anticipated to have very low GHG-emissions (usually in the range of 6–10 gCO2eq/KWhe) [2], [3], and its development could therefore contribute to GHG-emissions reduction. Over the past 30 years, nuclear power has also demonstrated its capacity to produce base-load electricity at a low, predictable and stable cost due to its low dependence on the uranium price. Furthermore, natural uranium resources are widely distributed in opposition to fossil fuels. Hence, it is likely that uranium mining would not yield to significant international tensions and crisis as it has been the case for oil or gas. From this perspective, nuclear energy is considered as a potential contributor to the future energy portfolio to meet the energetic needs while preserving the climate.
[...]
3.2. Methodology
The classical PCA (Process Chain Analysis) approach of LCA (life cycle assessment) has been applied by considering (i) the annual emissions, (ii) the penalty coming from the plant construction averaged on its whole lifetime, (iii) the penalty coming from its cleaning and decommissioning (from cradle to grave) and (iv) the transports between all the fuel cycle facilities.

Si vous ne voulez pas de la langue de Shakespeare, voici une conclusion similaire de ce même auteur Monsieur Poinssot : https://www.sfen.org/rgn/recyclage-reduire-empreinte-environnementale-nucleaire
Je cite :

"Les systèmes énergétiques du futur devront répondre à des critères de durabilité s’ils veulent être compétitifs et acceptés par le public, et prendre une place effective dans les mix énergétiques. Ils devront démontrer leur contribution à la préservation de l'environnement et des ressources naturelles. En raison de ses très faibles émissions de gaz à effet de serre, l'énergie nucléaire présente un fort potentiel pour contribuer à atténuer le changement climatique mondial.
Au-delà de ce résultat bien connu, notre étude démontre que la contribution de l'électronucléaire va encore plus loin et permet aussi de réduire l'impact global de la production d'énergie sur l'environnement, avec d’autant plus d'efficacité que les matières nucléaires présentes dans les combustibles usés sont recyclés.
Un tel choix est la base d’un développement durable des systèmes électronucléaires de demain. Il nécessite de disposer de procédés industriels performants et propres de séparation des actinides qui sont pour une grande part disponibles, et des nouveaux réacteurs capables de consommer plus efficacement l'uranium naturel, en l'occurrence des réacteurs à neutrons rapides.
A très long terme, de tels réacteurs devraient être capables de produire de l'électricité à partir des seuls stocks existants d'uranium appauvri et de plutonium recyclé, supprimant ainsi les activités de l'amont du cycle qui portent une grande part de l'impact environnemental global."

Si toutefois, le partage de cette source visait à autre chose que de faire le contre-sens manifeste que je viens de mettre en lumière, je me permets de vous en suggérer d'autres que j'ai évoquées : celles du rapport du GIEC de 2014 qui est (pour rappel) un groupe d'experts indépendants mandatés par l'ONU pour traiter de la question du changement climatique. Sur le nucléaire leurs conclusions sont sans équivoques, malgré le fait que les calculs concernent le monde entier avec des marges d'erreur très significatives et non le cas particulier français.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mission_de_gaz_%C3%A0_effet_de_serre_par_source_d%27%C3%A9nergie_%C3%A9lectrique
Je cite :
Renewable heat and power generation and nuclear energy can bring more significant reductions in GHG emissions. The information provided here has been updated from the data provided in SRREN, taking into account new findings and reviews, where available. The ranges of harmonized lifecycle greenhouse gas emissions reported in the literature are 18 – 180 gCO2eq / kWh for PV (Kim et al., 2012; Hsu et al., 2012), 9 – 63 gCO2eq / kWh for CSP (Burkhardt et al.,2012), and 4 – 110 gCO2eq / kWh for nuclear power (Warner and
Heath, 2012).
Le rapport est disponible ici :
https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/ipcc_wg3_ar5_chapter7.pdf

Bien entendu il est toujours possible de considérer que les 195 pays membres, les 181 organisations observatrices et les centaines d'éminents experts travaillant sur le sujet sont des trolls, mais ce n'es pas un terrain sur lequel je m'aventurerais.
En ce qui me concerne, je préfère me ranger du côté des faits plutôt que du côté des opinions, même si cela doit m'amener à changer d'avis lorsque suffisamment de preuves viennent appuyer un fait.

Je voulais juste dire en première intention que le pour le climat le problème c'est le pétrole, le charbon et le gaz. Pas le nucléaire. C'est juste de la physique.
Et donc à ce titre les panneaux solaires sont donc factuellement une mauvaise idée.
Jap

Jap le 26/02/2021

Curieux ces commentaires critiques qui proposent en alternative une énergie (nucléaire) ;
- dont le coût n'est pas maîtrisé,
- qui reporte sur les générations futures le stockage de déchets dont on ne sait désamorcer l'hyper-dangerosité.
Je suppose que ceux qui les écrivent y trouvent un intérêt personnel.
Fodo

Fodo le 26/02/2021

Merci pour ce projet Trem, nous avons besoin de projets comme celui-ci pour nous réapproprier la transition énergétique et permettre de tracer un avenir sobre et souhaitable, respectueux des hommes et de notre planète. Et surtout pour construire notre avenir en commun dans un monde compréhensible et humanisé.

Monsieur P2R, je ne pensais pas que les trolls du nucléaire sévissaient jusqu'ici. Je ne vous répondrai que su un point, dans l'étude de l'ADEME que vous citez sur le 6 gCO2 / KWh, le démantèlement n'est pas pris en compte, je vous le confirme (Source : "Assessment of the environmental footprint of nuclear energy systems. Comparison between closed and open fuel cycles” par C. Poinssot). Je n'ai pas pris le temps de lire la suite de votre message qui était de fait décrédibilisé. Merci d'arrêter de troller.
P2R

P2R le 26/02/2021

Cher Monsieur Fodo,
Sachez que les émissions dues au démantèlement sont effectivement prises en comptes pour la comparaison. Il y'a beaucoup de littérature à ce sujet que je vous invite à découvrir. Notamment les rapports du GIEC qui sont très claires au sujet du nucléaire qui doit être un allié dans la lutte contre le changement climatique.
De la même manière je pourrai vous opposer que les émissions du démantèlement des panneaux PV (aux durées de vie bien plus petites que le nuc) ou bien de l'éolien (également moins durables dans le temps mais dont on voit déjà des cimetières de pales se créer partout faute de recyclabilité). Mais ces facteurs ont également été calculés pour comparer correctement les énergies, càd avec un bilan carbone complet de scope 3.
Toutes les énergies ont des avantages et des inconvénients, mais toutes sont régies par les lois de la physiques qui ne peuvent être enfreintes. Et ces lois sont en très grande défaveur des ENR au regard du combat qui nous intéresse. En effet, il s'agit d'énergies diffuses et intermittentes. Cela signifie donc que pour avoir la même puissance (voire même la moitié) disponible à tout moment pour remplacer fossile ou nuc, il faut un parc extrêmement conséquent pour produire la même quantité d'énergie. De plus il faut y ajouter du stockage pour avoir de l'énergie tout le temps (la nuit, sans vent). Pour stocker toute cette énergie, l'intégralité des Alpes noyées par des milliers de barrages ne suffiraient pas à assurer cette continuité, et tout ce béton n'aura donc servit à rien dans notre combat. Je vous retourne donc votre argument, nous n'avons ni le temps ni l'argent de poursuivre ce combat.
Une production centralisée permet d'avoir un système dimensionné aux besoins avec un fonctionnement optimisé. Si la production est décentralisée (avec un fantasme d'autosuffisance) cela nécessite un surdimensionnement des infras. Par exemple si un foyer à besoin de 100 à 12h et qu'un second va avoir besoin de 100 à 14h, dans un système centralisé un capacité de 100 suffit car elle sera sollicité à différents moments. En revanche en décentralisé il faudra une capacité installée de 200 pour répondre aux besoins, sinon le principe d'autosuffisance n'est plus respecté.
Le parc nucléaire français fonctionne très bien, pour encore longtemps s'il n'est pas fermé pour des raisons dogmatiques et politiques, il est contrôlé par une autorité indépendante intransigeante jugeant avec une expertise très sérieuse de sa sécurité et de son fonctionnement.
Je vous invite à lire l'avis de M. Jean Marc Jancovici, ingénieur expert des questions énergie/climat et membre du Haut Conseil pour le Climat : https://jancovici.com/transition-energetique/nucleaire/quelques-idees-recues-nucleaire-civil/
Le seul point ou je vous rejoins, c'est qu'effectivement il nous fout indéniablement d'avantage de sobriété énergétique, qui est aussi un allié identifié par les experts du GIEC. La dessus on est d'accord.
Fodo

Fodo le 25/02/2021

Cher monsieur, concernant la production nucléaire, les étapes qui amènent à un facteur d'émission du nucléaire de 5 - 6 gCO2/kWh n'intègrent pas le démantèlement et la fin de vie de la centrale.
De plus quid du nucléaire dans un contexte de stress hydrique et de réchauffement climatique ? Voir de perturbation de la maintenance par des pandémies comme c'était le cas cette année. De plus nous n'avons pas le temps pour du nouveau nucléaire, l'urgence est imminente il me semble et depuis combien de temps Flamanville est en projet ? Nous n'avons pas l'argent pour le nucléaire non plus, combien coute le KWh produit à Flamanville ? Combien couterait la gestion d'un accident, même ramené à sa probabilité ?
Et surtout, une production centralisé où les citoyens ne sont que des "consommateurs" est un temps révolu, aujourd'hui les citoyens ont l'opprtunité de reprendre en main le modèle énergétique de leur société, de s'impliquer dans la vie de la cité grâce à cela, de comprendre le fonctionnement du modèle énergétique et donc d'aller vers plus de sobriété dont on a tous bien besoin.



P2R

P2R le 25/02/2021

Attention : Le PV en France c'est un très mauvais calcul du point de vue du climat !
Avec une augmentation du mix électrique panneaux solaires PV (56 gCO2e/kWh. source : ADEME) et donc par conséquent une réduction du mix électrique conventionnel nucléaire français (6 gCO2e/kWh. source : ADEME) c'est donc +50 gCO2e/kWh en bilan net !
Autant dire que vos 5 Millions d'€uros financeraient directement le réchauffement climatique et des prestataires chinois fabricants de panneau solaire !
Cet argent serait bien plus utile dans l'isolation des passoires thermiques parisiennes chauffées au gaz si on veut être vertueux d'un point de vue climat !
Attention aux dogmes faussement écologiques que sont les ENR...

Le projet

Campagne
Budget Participatif 2021
Statut
En atelier de co-construction
Coût estimé
Évalué à 5,000,000 €

Connectez-vous et associez-vous au projet !

L'auteur

Particulier

Déposé le February 25, 2021
par Trem

Acceptabilité, co-construction, regroupement

Projet regroupé
au sein du projet suivant :

Projet tout paris énergie et climat