Économie, emploi et attractivité
Localisation
rue Lepic, 75018 PARIS
Projet du 18ème arrondissement

Montmarte, lieu de vie durable. Stop au tourisme de masse

Description de la proposition

Les boutiques de souvenir envahissent les quartiers Bas Lepic, Tertre et Steinkerque. Les commerces de proximité ont déserté le haut-Montmartre emportant les résidents locaux avec eux. Les survivants ne peuvent plus faire leurs courses, ni déambuler tant les rues sont bondées de touristes, sans compter les guides touristiques avec haut-parleur et le train touristique diesel polluant, bruyant, encombrant et inutile (non accessible aux PMR). Le projet : trouver des solutions rapides et offensives pour stopper cette Disneyfication insupportable et les nuisances. Actions à mener : -Réguler le nombre de touriste (forte taxe de séjour, réduire hébergement...) -Réduire les magasins et échoppes à touriste. N’autoriser que quelques boutiques vendant des produits fait en France (peintures incluses) -Interdire les terrasses sur la Place du Tertre -Remplacer le train touristique diesel par un train électrique réservé aux PMR -Interdire l'usage des haut-parleurs pour les guides -Maitriser l’impact du Moulin-Rouge sur les trottoirs (densité de piéton, cars…) -Interdire les cars et les bus à double-étage -Améliorer les flux à la sortie du métro blanche (déplacer les kiosques…) -Etc.

Ton Martre a évalué son projet à 0 €

3 commentaires

Admin

Mairie de Paris le 26/03/2019

Bonjour et merci de votre intérêt pour le Budget Participatif.
Nous sommes au regret de ne pas pouvoir retenir votre proposition, pour la raison suivante :

Votre projet ne relève pas du budget d’investissement. En effet, votre proposition relève davantage d’une décision administrative que d’une dépense d’investissement. Or, le budget participatif de Paris est consacré spécifiquement au financement de projets d’investissement ayant un impact durable sur le patrimoine de la collectivité Pour autant, le tourisme de masse reste un défi important pour plusieurs métropoles dans le monde et la Ville de Paris partage votre objectif de développer un tourisme qualitatif et durable. À ce propos, nous vous invitons à suivre les démarches de tourisme durable à Paris sur le lien suivant : https://www.parisinfo.com/decouvrir-paris/tourisme-durable-a-paris

Nous vous remercions de votre compréhension.

Ton Martre

Ton Martre le 27/01/2019

Cher Onziemois, bonjour. Je pense que vous vous méprenez profondément sur mon intention mais en bon Français, je ne m’attendais pas à une autre réaction de la part d’un de mes concitoyens qui promeut la bienveillance et la fraternité sans même un bonjour élémentaire, ni un argument construit qui ne serait pas une stérile contestation de principe. Enfin, je ne vais pas entrer dans ce jeu de la surenchère vide de contenu et plutôt tenter de convaincre le lecteur qui s’interroge. Surtout qu’in fine, c’est dommage, je pense que nous avions la même intention sur l’objectif final sauf que nous n’étions juste pas du tout d’accord sur le moyen d’y parvenir. Et je ne revendique pas le monopole du moyen pour y parvenir. Mon opinion, à ce stade, est que l’humain ne s’autoregule pas, bien malheureusement! Cessez d’interdire, d’inciter ou de taxer les abus et vous verrez que le résultat n’aura rien de très fraternel, accueillant ou bienveillant.

La Disneyfication des villes touristiques comme Venise, Dubrovnik, le quartier rouge d’Amsterdam ou les ramblas de Barcelone n’offre pas une image flamboyante du pays et de sa culture. Paradoxalement, cela produit l’effet inverse, le tourisme de masse déshumanise et les eloigne les individus. Une balade dans un village peu peuplé ou une randonnée produit plus d’interactions humaines qu’une visite d’un quartier touristique bondé.

Donc in fine, par la régulation faute de mieux, mon seul objectif est de créer un tourisme de qualité plutôt qu’un tourisme de quantité pour qu’il soit justement plus respectueux, plus durable, plus sincère et favorise une cohabitation apaisée avec les locaux et des échanges désintéressés (airbnb facture même des expériences locale maintenant !). Alors, à ce moment , la bienveillance, l’accueil et la fraternité viendront.

A ce jour, une balade place du Tertre ou rue de Steinkerque n’a rien d’exaltant pour un touriste et l’image qu’il en garde n’est sûrement pas à la hauteur de ses espérances préalables. Un guide touristique avec un groupe de 30 personnes qui se fait entendre, plusieurs fois par jour, avec un haut parleur sous votre fenêtre, n’a rien de fraternel et ne favorise pas l'échange avec les locaux... si, des échanges houleux peut-être. Ensuite un touriste qui fera la queue pour acheter une glace dans le glacier mentionné par le Lonely Planet n’aura rien d’enchanteur... pire ça ressemblera aux vacances qu’il aura déjà passées dans d’autres villes touristiques où il aura acheté sa glace mentionnée dans le guide. Aucun intérêt et aucune saveur. Enfin, le coup de grâce du non sens sera le moment où il achetera en quantité des souvenirs inutiles de Paris, fabriqués à l’autre bout du monde, qui n’auront donc de parisien qu’un éphémère passage dans la vitrine du magasin, s’ils ont eu la chance d’aller jusqu’à la vitrine, même pas garantie.

Je m’arrête là, sinon on pourrait encore parler des copros presque vides du haut-Montmartre dont la seule vie est le bruit des roulettes de valise dans les couloirs et les cours d’immeuble, du train touristique trop grand pour le quartier, polluant et qui n’accueille même pas les personnes à mobilité réduite, des poubelles publiques qui degueulent au rythme de la croissance du nombre de touriste, de l’accès au métro Blanche quand un groupe immense squatte sans empathie le hall des tourniquets, quand les cars à touristes squattent la passerelle Caulaincourt ou devant le Moulin-Rouge, quand les immenses vieux bus polluant à double-étage pour visiteurs pressés de terminer la visite pour cocher la case « j’y suis allé, suite», viennent encombrer les chaussées déjà surchargées.

Réguler n’est qu’un moyen pour parvenir à une fin. Si d’autres méthodes plus efficaces, moins traditionnelles que l’interdiction ou l’incitation, permettent de produire le même effet, je ne pourrais que m’en réjouir pleinement et y adhérer.

Quelques lectures pour appuyer mon propos...

https://www.lepoint.fr/voyages/venise-amsterdam-barcelone-face-au-tourisme-de-masse-les-villes-serrent-la-vis-01-01-2019-2282756_44.php

https://www.lesechos.fr/06/04/2018/LesEchosWeekEnd/00117-010-ECWE_6-villes-dressees-contre-le-tourisme-de-masse.htm
onziemois

onziemois le 27/01/2019

Interdire, interdire, taxer, beau projet ! Non sérieusement où est la bienveillance, où est la fraternité, où est la culture accueillante ? Avec des propos pareils faut pas s'étonner de l'image dégradée des Français à l'étranger

Le projet

Campagne
Budget Participatif 2019
Statut
Projet non retenu
Coût estimé
Évalué à 0 €
Les questions du handicap et de l'accessibilité sont prises en compte dans le cadre de cette proposition.
 

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L'auteur

Particulier

Déposé le January 26, 2019
par Ton Martre