De nombreux chantiers ayant été suspendus pendant la crise sanitaire, le calendrier de livraison des projets en cours de réalisation est progressivement mis à jour et actualisé sur ce site.
Environnement
Localisation
6 Place Gambetta, 75020 Paris
20e arrondissement

 

Respirons mieux dans le XXe

Réalisé !

Le projet

A travers le projet "Respirons mieux dans le XXe", les sept conseils de quartier de l'arrondissement souhaitent renforcer la participation citoyenne en :
- affinant les mesures de la qualité de l'air dans l'arrondissement,
- développant une information locale et personnalisée sur la qualité de l'air,
- impliquant les habitants et usagers de l'arrondissement dans les processus d'observation de la qualité de l'air et, in fine, d’amélioration de celle-ci.

Il comportera notamment :
1) l'acquisition et l'installation de mini-stations de suivi de la qualité de l’air,
2) l'acquisition d'une centaine de microcapteurs portatifs afin d’évaluer la pollution atmosphérique sur les lieux de vie, de travail et les trajets,

Où en est-on ?

Une soixantaine d’habitants du 20e arrondissement a participé en avril 2018 à la première réunion publique de préparation du projet « Respirons mieux dans le 20e », en présence des représentants bénévoles des collectifs citoyens, d’Airparif et de représentants de la mairie du 20e et de la Ville de Paris. Ce projet a permis de mesurer la qualité de l’air de lieux ciblés dans le 20e, et surtout, de laisser les habitants mesurer la qualité de l’air qui les environne dans leur quotidien à l’aide de micro-capteurs portatifs, en bénéficiant de l’accompagnement d’experts pour faciliter leur compréhension autonome de leurs mesures. Ainsi, les citoyennes et citoyens ont pu prendre directement connaissance de la qualité de l’air en fonction de leurs activités, de leurs pratiques et des lieux où ils vivent et circulent : depuis novembre 2018, les capteurs mobiles et fixes sont distribués aux habitants volontaires. La mesure participative de la qualité de l'air dans le 20e arrondissement a été conduite pendant 12 à 18 mois, durée indispensable pour garantir la fiabilité des données.

Les données de mesures de la qualité de l’air obtenues dans le cadre de ce projet sont désormais ouvertes et disponibles sur le portail « OPEN DATA » de la Ville de Paris. Sur cette page, vous retrouverez aussi le support de formation à la qualité de l’air, proposé par AIRPARIF.

Enfin, le projet « respirons mieux dans le XXe » a soulevé l’intérêt de plusieurs citoyens, collectifs et conseils de quartier dans tout Paris. Le projet « Lutter contre toutes les pollutions » a ainsi été voté au budget participatif 2019, pour étendre l’expérimentation à l’échelle de la Ville. L’objectif est aussi d’intégrer toutes les nuisances environnementales (bruit, pollution de l’air), toujours avec des citoyens volontaires pour participer à ces mesures. Ce nouveau projet devra aussi permettre d’expérimenter ou d’étendre de nouvelles solutions dans l’espace public, comme par exemple l’installation de revêtements anti-bruit.

Exemple de capteur de mesure de la qualité de l'air fabriqué par le collectif CitizenAir :


© CitizenAir


En parallèle, 10 mini-stations, contre 7 prévues initialement, ont été implantées dans des sites bien choisis du 20e arrondissement, afin d'obtenir des données sur la qualité de l'air susceptibles de compléter celles d'Airparif.

Carte : l'implantation des mini-stations



Le nombre limité de mini-stations ne permettant pas de documenter des cas spécifiques, des micro-capteurs, portés par des volontaires, ont permis d'individualiser la mesure, identifier les sources de pollution micro-locale et temporaires, ou représenter la progression de la dispersion de polluants autour de leurs sources d’émission.


Quelques verbatims des participants au projet :
 
  • Charlotte, experte d’Airparif : « Nous avons montré un exemple de micro-capteur de mesure du confinement en air intérieur et un capteur de mesure des particules fines en extérieur. Durant les balades, nous avons fourni des explications sur les résultats observés par les participants, et à la fin, nous nous sommes tous réunis autour d’un pot convivial organisé par la mairie du 20e pour partager les retours des participants et commencer à établir les premières grandes lignes d’un cahier des besoins pour le choix des matériels de mesure qui seront achetés pour le projet, et les modalités de mise en œuvre et d’accompagnement des habitants volontaires. »
  • Valia, habitante co-organisatrice des balades et conseillère du quartier Gambetta : « Des visites guidées nous ont appris à interpréter les chiffres des mesures. Par exemple, nous avons observé des différentiels entre les mesures de capteurs identiques, aux mêmes endroits aux mêmes moments. En revanche, les variations des mesures concordaient : lorsque le niveau de la pollution augmentait pour un capteur mobile, c’était aussi le cas pour tous les autres capteurs mobiles. Nous nous sommes donc concentrés sur les variations plutôt que sur les valeurs. On a dû aussi faire attention au sens du vent, aux caractéristiques des rues, et à tout un tas de paramètres ».
  •  Jonathan, habitant du 20e : « J’ai par exemple été heureux de constater que mon habitude d’éviter de monter des rue en côte était en fait une bonne chose. Ce n’est pas seulement de la paraisse : c’est mieux pour ma santé ! En effet, les mesures avec Airparif montrent qu’il est préférable d’éviter de monter les rues en pente sur le trottoir qui longe la voie de circulation montante, car les voitures polluent davantage en côte. En présence d’un fort trafic de voitures qui montent la même rue, nous recevons plus de particules dans le sens de la montée que si nous marchons ou roulons à vélo dans le sens de la descente. »
  •  Nicolle, habitante du 20e : « Des amis m’ont appris que je pouvais venir ce matin pour participer à une balade où l’on pouvait effectuer des mesures de la pollution de l’air. Je me pose beaucoup de questions sur ce sujet, et me sens souvent démunie. J’ai appris beaucoup de choses en une matinée, et suis intéressée pour pouvoir porter un mini-capteur au quotidien pendant quelques temps, avec un accompagnement. »
  • Laurent, habitant du 20e : « J’ai apprécié le fait de pouvoir partager des enseignements et des conseils pour adapter nos protocoles de mesures individuelles et nos pratiques quotidiennes. Il est important de bien comprendre les biais d’interprétation des mesures. Par exemple, il faisait très humide ce matin-là, et les micro-capteurs ont tendance à comptabiliser les microgouttelettes présentes dans l’air comme des polluants. Si vous êtes dans un parc, il faut prendre en compte ce biais. De même, il faut savoir que les poussières dues à la présence de sable ou de terre remuée sont moins dangereuses que les particules plus fines provenant de la circulation environnante, mais que tous ces polluants peuvent devenir beaucoup plus nocifs lorsque l’on court, car ils s’infiltrent encore plus en profondeur par notre respiration, plus intense par l’effort fourni. »
  • Jacques, habitant co-organisateur des balades et conseiller du quartier Belleville : « Il est ressorti que les habitants souhaitaient tous avoir un capteur chez eux. La plupart des gens souhaitaient pouvoir utiliser également un capteur mobile, à condition que sa prise en main soit très simple et pratique au quotidien. Une minorité d’entre eux a demandé de pouvoir utiliser un capteur sans nécessité de synchronisation avec un smartphone. Tout le monde considère que deux mois semble une durée idéale pour effectuer des mesures, et qu’il est nécessaire d’avoir non seulement une formation d’Airparif, mais également une fiche avec des conseils et des exemples de protocoles possibles. Chacun souhaite pouvoir partager ses futurs enseignements avec d’autres participants durant le projet. »
  • Marc, chargé de mission à la mairie du 20e arrondissement : « Les motivations proviennent souvent d’une problématique spécifique, différente selon les situations : une personne habitant au-dessus d’une station-essence, une autre pratiquant le vélo dans la circulation, une grand-mère qui se demande si elle doit aérer la chambre de son petit-fils asthmatique donnant sur un grand axe, un parent qui fait jouer ses enfants en bas âge dans un square à côté du périphérique… Sans pouvoir faire du cas par cas, nous avons essayé de répondre au mieux aux attentes des participants, dans le cadre de ce projet ».
  • Marion, chargée de mission du Pôle Innovation de la Ville de Paris : « Nous avons essayé de donner aux gens des clefs de lectures pour mieux connaître, comprendre et partager la problématique de la qualité de l’air qui les environne, tout au long du projet. A l’issue du projet, Airparif évaluera notamment l’impact de ces expériences sur la perception et le comportement des participants au quotidien. Par exemple, feront-ils attention aux rues qu’ils emprunteront à pied, etc. ? ».



 
Réalisé !
 
 

Le projet

Campagne
Budget Participatif 2017
Résultat du vote
Projet lauréat avec 2 217 votes !
Coût
115 000 €
 
 
 

Planning

Études terminées1. Études et conception
1. (démarrées en avril 2018)

Procédures terminées2. Lancement des procédures
2. (démarré en avril 2018)

Travaux terminés3. Réalisation des travaux
3. (démarrée en novembre 2018)

Réalisé !4. Réalisé !
4. (livré en février 2020)

Origine du projet