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Environnement
Localisation20e arrondissement

Projet n° 25

Respirons mieux dans le XXe

Le projet

A travers le projet "Respirons mieux dans le XXe", les sept conseils de quartier de l'arrondissement souhaitent renforcer la participation citoyenne en :
- affinant les mesures de la qualité de l'air dans l'arrondissement,
- développant une information locale et personnalisée sur la qualité de l'air,
- impliquant les habitants et usagers de l'arrondissement dans les processus d'observation de la qualité de l'air et, in fine, d’amélioration de celle-ci.

Il comportera notamment :
1) l'acquisition et l'installation de mini-stations de suivi de la qualité de l’air,
2) l'acquisition d'une centaine de microcapteurs portatifs afin d’évaluer la pollution atmosphérique sur les lieux de vie, de travail et les trajets,

Où en est-on ?

Point sur l'avancement du projet en juillet 2018 :
 
Lancement du projet
Une soixantaine d’habitants du 20earrondissement a participé en avril à la première réunion publique de préparation du projet « Respirons mieux dans le 20e », voté au budget participatif 2017, en présence des représentants bénévoles des collectifs citoyens, d’Airparif, de trois élus de la mairie du 20earrondissement et de représentants de la Ville de Paris.
Le projet prévoit de mesurer la qualité de l’air de lieux ciblés dans le 20e, et surtout, de laisser les habitants mesurer la qualité de l’air qui les environne dans leur quotidien à l’aide de micro-capteurs portatifs, en bénéficiant de l’accompagnement d’experts pour optimiser leur compréhension autonome de leurs mesures.
Ce projet permet ainsi aux citoyennes et citoyens de prendre directement connaissance de la qualité de l’air en fonction de leurs activités, de leurs pratiques et des lieux où ils vivent et circulent.
 
Différentes options du projet sont en cours de co-construction : localisation des capteurs fixes, types de micro-capteurs mobiles à privilégier en fonction des besoins, nombres de capteurs à prévoir, durée des périodes d’utilisation par chaque futur volontaire, modalité des relevés des mesures, compilation et sécurisation des données, ciblage éventuel des commerçants, confrontation éventuelle avec des observations de médecins locaux volontaires à l’issue des mesures,  etc.
 

La démarche ?
Le groupe de travail a ainsi permis d’aboutir à l’élaboration d’un questionnaire d’inscription en ligne d’une vingtaine de questions, co-construit avec tous les acteurs du projet.
Ce  questionnaire précis, dont les données seront anonymysées par la Ville de Paris, a pour objectif d’analyser et d’évaluer les éventuels changements de perception et de comportement des participants face à la qualité de l’air. Un deuxième questionnaire « miroir » sera  adressé à l’issue de la phase d’expérimentation. L’ensemble des données recueillies permettra d’élaborer une étude sociologique établie par un sociologue dans le cadre du projet.
Les capteurs mobiles et fixes seront distribués à partir de novembre 2018 aux habitants qui se seront portés volontaires. La mesure participative de la qualité de l'air dans le 20e arrondissement sera maintenue pendant 12 à 18 mois, durée indispensable pour garantir la fiabilité des données.


Exemple de capteur de mesure de la qualité de l'air fabriqué par le collectif CitizenAir :


© CitizenAir

 
Des balades exploratoires pour affiner le projet
Samedi 9 juillet, une trentaine d’habitants du 20e a expérimenté la prise de mesures de la qualité de l’air avec l’accompagnement d’Airparif. Séparés en deux groupes, les participants ont effectué un des deux itinéraires au choix, avec plusieurs micro-capteurs portatifs connectés à des smartphones équipés d’une application qui restituait les données des mesures.


© Airparif / Mairie de Paris


Quelques verbatims des participants au projet :
 
  • Charlotte, experte d’Airparif : « Nous avons montré un exemple de micro-capteur de mesure du confinement en air intérieur et un capteur de mesure des particules fines en extérieur. Durant les balades, nous avons fourni des explications sur les résultats observés par les participants, et à la fin, nous nous sommes tous réunis autour d’un pot convivial organisé par la mairie du 20e pour partager les retours des participants et commencer à établir les premières grandes lignes d’un cahier des besoins pour le choix des matériels de mesure qui seront achetés pour le projet, et les modalités de mise en œuvre et d’accompagnement des habitants volontaires. »
  • Valia, habitante co-organisatrice des balades et conseillère du quartier Gambetta : « Ces visites guidées nous ont appris à interpréter les chiffres des mesures. Par exemple, nous avons observé des différentiels entre les mesures de capteurs identiques, aux mêmes endroits aux mêmes moments. En revanche, les variations des mesures concordaient : lorsque le niveau de la pollution augmentait pour un capteur mobile, c’était aussi le cas pour tous les autres capteurs mobiles. Nous nous sommes donc concentrés sur les variations plutôt que sur les valeurs. On a dû aussi faire attention au sens du vent, aux caractéristiques des rues, et à tout un tas de paramètres ».
  •  Jonathan, habitant du 20e : « J’ai par exemple été heureux de constater que mon habitude d’éviter de monter des rue en côte était en fait une bonne chose. Ce n’est pas seulement de la paraisse : c’est mieux pour ma santé ! En effet, les mesures avec Airparif montrent qu’il est préférable d’éviter de monter les rues en pente sur le trottoir qui longe la voie de circulation montante, car les voitures polluent davantage en côte. En présence d’un fort trafic de voitures qui montent la même rue, nous recevons plus de particules dans le sens de la montée que si nous marchons ou roulons à vélo dans le sens de la descente. »
  •  Nicolle, habitante du 20e : « Des amis m’ont appris que je pouvais venir ce matin pour participer à une balade où l’on pouvait effectuer des mesures de la pollution de l’air. Je me pose beaucoup de questions sur ce sujet, et me sens souvent démunie. J’ai appris beaucoup de choses en une matinée, et suis intéressée pour pouvoir porter un mini-capteur au quotidien pendant quelques temps, avec un accompagnement. »
  • Laurent, habitant du 20e : « J’ai apprécié le fait de pouvoir partager des enseignements et des conseils pour adapter nos protocoles de mesures individuelles et nos pratiques quotidiennes. Il est important de bien comprendre les biais d’interprétation des mesures. Par exemple, il faisait très humide ce matin-là, et les micro-capteurs ont tendance à comptabiliser les microgouttelettes présentes dans l’air comme des polluants. Si vous êtes dans un parc, il faut prendre en compte ce biais. De même, il faut savoir que les poussières dues à la présence de sable ou de terre remuée sont moins dangereuses que les particules plus fines provenant de la circulation environnante, mais que tous ces polluants peuvent devenir beaucoup plus nocifs lorsque l’on court, car ils s’infiltrent encore plus en profondeur par notre respiration, plus intense par l’effort fourni. »
  • Jacques, habitant co-organisateur des balades et conseiller du quartier Belleville : « Il est ressorti que les habitants souhaitaient tous avoir un capteur chez eux. La plupart des gens souhaitaient pouvoir utiliser également un capteur mobile, à condition que sa prise en main soit très simple et pratique au quotidien. Une minorité d’entre eux a demandé de pouvoir utiliser un capteur sans nécessité de synchronisation avec un smartphone. Tout le monde considère que deux mois semble une durée idéale pour effectuer des mesures, et qu’il est nécessaire d’avoir non seulement une formation d’Airparif, mais également une fiche avec des conseils et des exemples de protocoles possibles. Chacun souhaite pouvoir partager ses futurs enseignements avec d’autres participants durant le projet. »
  • Marc, chargé de mission à la mairie du 20e arrondissement : « Les motivations proviennent souvent d’une problématique spécifique, différente selon les situations : une personne habitant au-dessus d’une station-essence, une autre pratiquant le vélo dans la circulation, une grand-mère qui se demande si elle doit aérer la chambre de son petit-fils asthmatique donnant sur un grand axe, un parent qui fait jouer ses enfants en bas âge dans un square à côté du périphérique… Sans pouvoir faire du cas par cas, nous allons essayer de répondre au mieux aux attentes des participants, dans le cadre de ce projet ».
  • Marion, chargée de mission du Pôle Innovation de la Ville de Paris : « Nous allons essayer de donner aux gens des clefs de lectures pour mieux connaître, comprendre et partager la problématique de la qualité de l’air qui les environne, tout au long du projet. A l’issue du projet, Airparif évaluera notamment l’impact de ces expériences sur la perception et le comportement des participants au quotidien. Par exemple, feront-ils attention aux rues qu’ils emprunteront à pied, etc. ? ».
 
  © Airparif / Mairie de Paris
 
Et maintenant ? Les acteurs du projet travaillent actuellement à l’implantation des mini-stations fixes qui seront réparties sur l’arrondissement. Une réunion sera organisée à la rentrée de septembre pour constituer des groupes de travail et répartir plus finement les rôles, par exemple pour organiser la logistique de passation des micro-capteurs portatifs. L’achat du matériel pourra avoir lieu à l’automne prochain, à la suite d’essais de nouveaux capteurs individuels par Airparif.


Vous souhaitez vous aussi participer à cette expérimentation et bénéficier du prêt de capteur ? Complétez le formulaire d'inscription en ligne sur vos habitudes liées à la qualité de l’air pour devenir partie prenante du projet : inscription.respirons.paris

Vous avez une question ? Contactez l’équipe projet à Respirons20@paris.fr
 



Le projet

Campagne  Budget Participatif 2017

Résultat du vote  Projet gagnant avec 2 217 votes !

Coût  115 000 €

 
 
 
 

Planning

Études terminées1. Études et conception
1. (démarrées en avril 2018)

Procédures en cours2. Lancement des procédures
2. (démarré en avril 2018)

Travaux à venir3. Réalisation des travaux
3. (prévue en novembre 2018)

Livraison à venir4. Livraison
4. (prévue en novembre 2019)

Origine du projet