Environnement
Localisation
Quai de Valmy, 75010 PARIS
10e arrondissement

 

Des plantes aquatiques pour les poissons du Canal Saint-Martin

Réalisé !

Le projet

Embellir le canal, dépolluer l’eau et l’air, verdir la ville, créer des espaces éducatifs pour les écoles, créer des habitats pour les poissons et oiseaux et rendre la ville et les canaux plus agréables aux riverains.

Le long des canaux, des plantes spécifiquement choisies filtrant l'air et l'eau créent un habitat naturel pour les poissons comme pour les oiseaux.

Ce projet vise à l'amélioration de la biodiversité dans le 10e.

Où en est-on ?


Mis en place sur le canal Saint Martin, le 12 février 2019, au niveau du 94 quai de Jemmapes, en aval des 3e et 4e écluses, l’îlot végétalisé vient renforcer la présence de la nature dans une zone urbaine dense. En associant les jardins flottants développés par Biomatrix water aux Biohut créés par Ecocean, Paris est la 1ère ville au monde à tester ce type de structure qui couple deux technologies. L’îlot flottant installé sur le canal permet d’une part, de végétaliser les berges du canal et d’autre part, de favoriser la biodiversité dans l’eau et hors de l’eau.


© Ville de Paris / Christophe Belin


L'installation du radeau en vidéo :

© Ville de Paris - François Grunberg

Havre de paix pour la faune, l’îlot offre refuge, nourriture et espace de reproduction pour les espèces aquatiques et subaquatiques. Ces plateformes sont des zones de refuge pour la faune sauvage, tant pour les oiseaux qui peuvent l’utiliser comme nichoirs que pour les poissons qui y trouvent nourriture et abri, et créent un habitat idéal pour des micro-organismes qui se nourrissent des nutriments présents dans l’eau.

L’îlot permet également d’embellir le paysage du canal Saint-Martin par l’apport d’un îlot de végétation. Il crée un espace d’observation attrayant pour le public et est propice aux activités d’animation à destination de tous les publics. Enfin,  il vise à améliorer le fonctionnement écologique du canal, certaines plantes  étant choisies pour leur potentiel à éliminer ou stocker les micropolluants.

Caractéristiques techniques


©Ville de Paris

Très fréquenté, le site a été choisi selon différentes caractéristiques :
 
  • Présence d’animaux aquatiques : un repérage des poissons et autres petits animaux a été réalisé en amont de l’installation afin de choisir un site adapté pour leur développement.
  • Exposition : ensoleillement assez bon pour la croissance des plantes. Fréquentation du site importante, ce qui assure la valorisation du projet et permet l’organisation d’activités de découverte avec des scolaires, associations et riverains.

D’une surface de 40m², l’îlot végétalisé flottera et sera fixé au quai ; 6 Biohuts seront suspendus en dessous. Le nombre de plantes est de 15 par m², soit au total environ 620 plantes. 2 types de Biohut sont installésn alternance, pour chercher la complémentarité des fonctions écologiques :
 
  • Biohut Ponton = module rempli de coquilles d’huîtres servant d’habitat et de support de nourriture alternant avec des espaces vides permettant le refuge (nourriture et refuge = nurserie)
  • Biohut Frayère  = module avec de la brande de bruyère naturelle permettant aux géniteurs de pondre, complété de caissons grillagés vides dans lesquels les jeunes pourront se protéger. Ce module est composé de plusieurs étages.

Impact sur l'environnement

Véritable corridor écologique, le Canal Saint-Martin est un refuge pour la biodiversité parisienne
: présence de l’eau, d’arbres et de parcs à proximité. Identifié comme une trame bleue et verte, on y observe beaucoup plus d’espèces que dans les rues (biodiversité plus grande). Les espèces utilisent le canal pour transiter entre les réservoirs de biodiversité (bois de Vincennes/Boulogne, parcs), mais viennent également s’y nourrir ou s’y reproduire.
 
Les îlots végétalisés le long d’un canal s’inscrivent parfaitement dans la volonté de la ville de rétablir des corridors écologiques discontinus, également appelés « corridors en pas japonais ». Ces îlots de biodiversité deviennent des espaces de transition pour les espèces ayant un bon potentiel de déplacement (oiseaux et insectes particulièrement) pour migrer d’un espace à un autre. Elles peuvent y trouver refuge, nourriture ou même lieux de nidification.
 
Dans l’eau du canal évoluent beaucoup d’espèces aquatiques, et notamment des poissons : perches, brochets, gardons, carpes, sandres, silures, anguilles… On observe aujourd’hui une vingtaine d’espèces de poissons (25 espèces intramuros) dans Paris et une trentaine dans la seine en IDF (32 espèces). A cela, s’ajoutent de nombreuses espèces de mollusques, crustacés, algues etc. On compte également près de 90 espèces d’oiseaux sur l’ensemble des 130 km des canaux. Exemples d’espèces présentes sur les canaux : la bergeronnette des ruisseaux, le grand brochet, l’abeille européenne, le grand cormoran, le gardon rouge, la libellule déprimée, le canard colvert…

Les plantes composant l’îlot sont toutes endémiques de l’Île-de-France. Choisies pour leur capacité à résister au froid, plantes pérennes et adaptées à l’eau, elles nécessitent peu d’entretien (coupe annuelle ou bi-annuelle en fonction de la croissance observée). L’entreprise s’engage à renouveler les plantes qui périraient au cours de la première année.


©R. Dubas/Ecocean


En savoir plus :

L'histoire du projet retracée sur Paris.fr

Le projet

Campagne
Budget Participatif 2017
Résultat du vote
Projet gagnant avec 1 260 votes !
Coût
20 000 €
 
 
 
 

Planning

Études terminées1. Études et conception
1. (démarrées en juillet 2018)

Procédures terminées2. Lancement des procédures
2. (démarré en février 2019)

Travaux terminés3. Réalisation des travaux
3. (démarrée en février 2019)

Réalisé !4. Réalisé !
4. (livré en février 2019)

Origine du projet